Un certain don...

Publié le par Artemis

... pour les relations humaines impossibles!

Pardonnez moi chers lecteurs et chères lectrices, mais j'ai eu une petite semaine off... Vous connaissez ces semaines "sans"... En fait, le principal "sans" de cette semaine, c'est l'inspiration d'écrire... J'ai hésité à vous soumettre un petit nombre de sujets cette semaine, mais au dernier moment, le syndrome de la page blanche m'a rattrappée! Entre autre, j'aurais pu vous parler du code de conduite des cyclistes de Montréal (ou "Quand maman canne emmène ses cannetons à l'école à vélo"), de l'intégration à la société Québécoise (ou "Quand vous commencez à jurer en langue locale"), du changement des banderoles de la caisse Desjardins juste en face de chez moi (ou "Un hold-up en direct! Mais... mais... c'est mon argent qu'ils embarquent!?! Au voleur!") ou alors de mes débuts en Java... Mais voilà, au dernier moment, mon esprit était ailleurs...

Où ça? Quelque part entre mon travail et Counter Strike, entre ma famille et mes amis, entre mes joies et mes peines, entre ciel et terre... Sur un petit nuage! Et oui: j'ai plané! Pas besoin de substances illicites pour y parvenir cependant... En fait, mon coeur et mon esprit ont commencé à voler tout seuls sans même me demander la permission... Mais que c'est doux ce sentiment... Que du bonheur... jusqu'à hier :-(

Commençons par le début...
Depuis un certain temps, je me suis fait comme une raison de ne pas trouver chaussure à mon pied... C'est bien triste à dire, mais c'est un grand paradoxe de Montréal! Je m'explique: Montréal, c'est LA ville des célibataires. Mais c'est aussi la ville "gay" d'Amérique du Nord, où la liberté sexuelle prend une toute autre dimension, où la fidélité devient un mythe et où certaines pratiques, comme la bisexualité ou l'échangisme, sont particulièrement courantes, un genre d'effet de mode (rassurez-vous, sur ce point, je suis restée particulièrement sage). Mais toujours est-il que parmi toutes ces libertés et façons de penser peu orthodoxes pour d'autres sociétés plus "traditionnelles", si l'on analyse un peu la situation, on a vite le sentiment que les jeunes générations (15-35 ans) se cherchent sans succès, sans trouver une voie à suivre vers l'engagement en couple... C'est donc assez difficile de trouver le partenaire idéal sans se brûler les ailes.

La drague!
Ici, contraiement aux idées que l'on vous enseignent quand vous êtes enfant, ce sont les filles qui draguent! Héritage d'un féminisme à outrance, les rôles se sont inversés dans les techniques de drague: les gars allument et les filles "cruisent"! Vous pouvez imaginer la difficulté pour une Européenne de s'y retrouver!
Autre chose, les personnes veulent toujours tout tout de suite: la société, les moyens de comunication, la rapidité pour faire connaissance, certaines règles de convenance qui ont été abolies, tout ceci enlève son charme à la séduction, il n'y a plus vraiment de romantisme et les sentiments n'ont parfois même pas le temps de bien s'épanouir. Il faut savoir qu'il est tellement aisé de changer de partenaire de nos jours que les personnes ne se donnent plus la peine ni le temps de vraiment se connaître et de se battre dans les moments difficiles pour donner une chance à la relation si les choses vont moins bien pour une certaine période.

Les lieux de rencontre
Tout dépend de ce que vous cherchez...

  • Un one-night: les bars de la ville sur St Denis ou St Laurent. Prendre un verre et danser tout en se faisant reluquer par la bande de gars vautours qui épient en cercle tout autour de la piste de danse et vous sautent dessus dès que vous décidez de prendre une pause. C'est le fun d'y aller avec Fred, il est suffisament costaud pour éloigner les rapaces si besoin ^^
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  • Une illusion et du fric: le "meat hall" sur Crescent. Fred m'y a emmenée une fois juste pour observer les différentes facettes de Montréal. Dans ce quartier, les BMW, Porshes et gros 4x4 de ville se succèdent pour en mettre plein la vue et ça respire l'argent: il s'agit du principal terrain de chasse des célibataires qui se cherchent un partenaire fortuné. L'analyse de cette société est vraiment très intéressante ;-)
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  • Des amis: Et bien pour cette catégorie, personnellement, j'ai trouvé au travail (David) et sur internet (Fred qui m'a fait connaître ses ami(e)s, le club de Mah Jong)...
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  • L'amour de sa vie: je dirai partout hors Montréal ;-) Nonon, je suis mauvaise langue... C'est la rencontre que beaucoup de célibataires recherchent sans la trouver, parce que plus on la cherche et plus elle se cache... Il faut juste le bon timing-placing, un soupçon de chance, un brin d'audace et aimer la vie suffisament pour lui faire confiance ;-)

Mon nuage à moi
J'ai tenté de me fondre dans ce moule particulier, "à Rome, fais comme les Romains!", mais me suis vite lassée de ce côté superficiel. J'ai eu la chance de faire la connaissance d'amis formidables et peu à peu l'idée a fait son chemin dans ma tête que je ne rencontrerai peut-être pas le partenaire idéal par ici...
Cependant, récemment j'ai eu l'impression qu'une de mes amitiés pouvait évoluer dans un sens différent... :-) ... mais non :-(

Sources
Pour en connaître un peu plus sur la génération trentaine Québécoise et son rapport à l'amour, je vous propose Québec-Montréal, Horloge Biologique et Les 3 Petits Cochons. Ce sont des caricatures certes, mais sous toute caricature il existe un fond de vérité ;-)

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N. 30/10/2007 09:08

la salle de tango serait sur la rue St Denis mais Flo n'en est pas absolument sûr (elle ne faisait pas de tango à l'époque, seulement de la salsa)

Mon "parcours" en java n'a rien d'impressionnant, n'importe qui en faisant pendant 3 ans en quasi intensif finirait par savoir un peu programmer...

j'ai fini par accrocher la philosophie objet (même si des fois je code dans l'urgence par fonctions) mais il y a toujours des chose que je fais (si possible) en perl comme du pattern matching car les regexp de java sont M...ique (ou alors je n'ai pas tout compris)

N.

Artemis 31/10/2007 14:17

Oui... rue St Denis.... Celle qui va du sud de l'île au nord de l'île... Comme tant d'autres... Heu... Vous n'avez pas une petite idée du croisement? Parce que sur les rues qui vont du nord au sud, il y a plus de 10000 numéros et les distances en ville sont pas mal plus grandes qu'à Paris... ;-)La philosophie objet, je l'ai bien apprise à la fac, en faisant mon DESS, alors le côté théorique ne me pose pas trop de problème, surtout qu'en mai dernier, ma compagnie m'a payé une formation en java :-) J'ai de la chance!

N. 24/10/2007 09:55

je ne m'inquiète pas trop pour toi, je suis sûr qu'avant 50 ans, tu aura ton âme soeur.
Quant à la "chaussure à son pied" je ne pense pas que chacun en ait une mais plutôt que chacun en à plusieurs ;) ça laisse plusieurs possibilité d'avoir le bon "timing".

Je pourrai peut être te donner quelques cours de tango après ma thèse (c'est à dire vers mars) mais tu peux commencer à t'initier avant, comme ça quand je viendrai on pourra aller à une milonga. Il parait qu'il y a un joli espace tango-salsa à Montréal, je redemandrai l'adresse à Flo si tu veux...

Java s'est bien, moi j'ai appris sur le tas, ça se fait très bien avec un support adapté et quelques conseils/exemple de code, en 3 ans je suis devenu assez expérimenté pour m'occuper de TP java ;)

N.

Artemis 26/10/2007 23:28

Je suis d'accord avec toi sur le fait que l'on peut avoir plusieurs chaussures à sa pointure en ce monde :-) Heureusement!Pour les cours de tango, je prendrais volontier l'adresse! Je n'ai pas encore fait d'inscription pour des activités cette année, alors ce serait un bon plan ^^ C'est mamie qui va être contente! ;-)Ton parcours en java est impressionnant! Mes collègues pensent que je ne me débrouille pas trop mal, mais le plus dur c'est que je travaille sur un projet complexe déjà codé et c'est pas facile de s'adapter au code d'autres programmeurs... Perl commence à me manquer un peu ;-) (jk)

N. 23/10/2007 09:36

du point de vue de la "vieille Europe" ta description des moeurs canadiennes donne un peu l'impression d'une ville "dégénérée" Ce n'est pourtant qu'une question de culture, certains commençant à émètre l'avis que c'est ainsi que fonctionneront la plus part des sociétés "modernes" dans 50 ans. De mon point de vue idéaliste (certain diraient "vieux jeu") je ne pense pas qu'une société basée sur des relations superficiels puisse aller très loin. Quant au romantisme, ça fin ne signifierait rien de moins que la mort de l'âme humaine.

Ne désespère pas de trouver chaussure à ton pied, il doit bien y avoir, quelque part, dans cette ville, un homme beau, romantique, affectueux, fort, intelligent et... riche ? qui n'attend que toi. Essaie le tango argentin ;)

Ai-je bien entendu java ? tu en as un spécialiste disponible sur le net :)

N.

Artemis 24/10/2007 01:41

Ouh lala! J'espère que d'ici 50 ans j'aurais trouvé mon âme soeur! Ne t'inquiètes pas, j'ai dépeint un certain côté de la société, mais il y a des couples heureux ici aussi ;-) (sisi! je t'assure, ça existe!)Je garde espoir, je pense que chaque personne ici a chaussure à sa pointure quelquepart, il s'agit juste d'avoir le bon timing ;-)Pour le tango argentin, peut-être un jour... Quand viens tu me donner des cours? ;-)Oui, tu as bien entendu java! J'ai commencé depuis quelques jours et les collègues sont plutôt contents de mon travail :-) Ça me plait bien :D