Une Montréalaise à Paris

Publié le par Artemis

Depuis quelques jours, une petite envie de reprendre la plume sur internet me taquine. Peut-être ce mois d’août à Paris, avec tous ces magasins fermés, ces cours de danse et ces sorties Mah Jong temporairement interrompus pour cause de congé annuel… Et oui, à Paris, au mois d’Août, c’est (presque) complètement mort !

Et encore, si nous avions un mois d’août digne de ce nom avec un peu de soleil et de chaleur… Mais non ! Cette année, l’été s’est installé en mai, a fini en juin, et hier c’est sur un tapis de feuilles mortes que nous avons fait de la bicyclette ! Mais alors je ne vous dis pas la déprime… Se lever le matin avec un ciel de novembre, ne pas savoir comment s’habiller, toutes ces petites robes d’été achetée exprès et que je ne pourrai pas mettre cette année… Snif…

Depuis un an que je suis ici, en France, j’ai développé un « kit de survie anti-déprime à Paris ». J’ai la chance d’avoir pas mal de bons plans bien agréables pour passer le cap aoûtien sans trop de dommages :-)

Une chose qui me manque beaucoup du Québec, c’est l’espace. Ici, la densité de population est trop importante, les gens se marchent dessus, ce qui les rend pour beaucoup agressifs, et si on n’y prend pas gare, et bien c’est très facile d’attraper ce mauvais côté parisien très contagieux : quand, dès le matin, sur le chemin du rer (réseau express régional), vous croisez quelqu’un qui fume en marchant et vous envoie toute sa boucane dans la figure, qu’ensuite vous devez bousculer les gens pour rentrer dans le train, parce que certains aussitôt montés s’arrêtent devant la porte sans penser qu’il y en a derrière eux qui voudraient bien monter aussi (et parce qu’il y a de la place encore dans le wagon pour peu qu’on se donne la peine d’avancer dans les couloirs), qu’ensuite vous manquez écraser deux malheureuses personnes qui n’ont pas compris que ce n’est pas une bonne idée d’envoyer un texto au milieu d’une foule pressée qui descend les escaliers et tente de sortir de la gare sans ménagement, il y a de quoi regretter les espaces clairs et dégagés des rues de Montréal…

On pourrait donc penser qu’avec tous ces gens qui nous entourent sans cesse à Paris, le sentiment de solitude n’existe pas… Et bien détrompez-vous ! C’est un sentiment bizarre difficile à expliquer… Mais cette foule de gens individualistes, suspicieux, agressifs et pressés vous renferme dans une bulle. Quand vous rentrez chez vous le soir, seul dans votre immeuble dont vous ne connaissez pas les voisins, vous vous sentez vidé de tout, et quand vous souhaiteriez en parler à quelqu’un, et bien vous ne savez pas qui appelez tellement cette impression de solitude vous emprisonne…

Alors j’ai décidé en septembre dernier de faire bouger les choses pour ne pas rester enfermée dans mon coin : ça a commencé avec les cours de danse de salon et rock :-) Je me souviens encore de la toute première fois où je suis passée devant le Do-Ré-Mi rue Bélanger en compagnie de Fred, ce moment où j’ai osé passer la porte de l’école de danse et où Gilles a réussi à me convaincre par son enthousiasme et sa bonne humeur que la danse était LA solution. Eh bien oui, c’est une excellente solution, la musique est une bonne thérapie pour tous les maux de la journée : En dix minutes de rock, vous retrouvez le sourire et les soucis s’envolent ! J’ai donc trouvé une école de danse à cinq minutes de chez moi avec des gens très sympathiques. Depuis, je suis devenue une habituée du dancing Le Chalet du Lac le vendredi soir pour la soirée disco en compagnie de Charlette, Monique et Céline ! Les grands classiques de la Disco et la musique des années 80 nous font bouger jusqu’au bout de la nuit :-) Et c’est sans parler du Madison ! Ah… Quelles soirées ! 

chalet

Le Chalet du Lac
Orée du Bois de Vincennes - 75012 Paris
01 43 28 09 89

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